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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POL 30/055/2006
Ce vendredi 27 octobre, Amnesty International a lancé un « appel aux blogueurs » pour leur demander de défendre la liberté d’expression sur Internet. L’organisation affirme que les droits fondamentaux – notamment la liberté d’expression et la confidentialité des données – sont menacés par des gouvernements qui veulent contrôler ce que disent les citoyens, ainsi que les informations auxquelles ils accèdent.
L’appel a été lancé alors que se prépare le Forum sur la gouvernance d’Internet (IGF). Ce forum aura lieu à Athènes, du 30 octobre au 2 novembre, et portera sur l’avenir d’Internet. Amnesty International a publié une déclaration destinée à l’IGF le 27 octobre. Pendant le Forum, une délégation de l’organisation veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur des débats.
La déclaration d’Amnesty International coïncide également avec un appel urgent pour la défense d’un blogueur iranien arrêté ce même mois. Kianoosh Sanjari a été interpellé au début du mois d’octobre alors qu’il rassemblait des informations sur des affrontements entre les forces de sécurité et des sympathisants de l’ayatollah chiite Boroujerdi. Il est détenu au secret et Amnesty International craint qu’il ne soit victime de mauvais traitements, voire d’actes de torture. Kianoosh Sanjari se serait rendu au domicile de l’ayatollah Boroujerdi, à Téhéran, pour préparer un rapport sur les affrontements qui avaient lieu dans la capitale.
Selon Steve Ballinger, un membre de la délégation d’Amnesty International à l’ IGF : « La liberté d’expression en ligne est un droit, et non un privilège. Mais ce droit doit être défendu. Nous demandons aux blogueurs du monde entier de manifester leur solidarité avec les utilisateurs web qui peuvent, dans certains pays, être emprisonnés pour avoir simplement critiqué le gouvernement.
« Le Forum sur la gouvernance d’Internet doit savoir que la cybercommunauté est concernée par la liberté d’expression en ligne, et prête à défendre ce droit. »
Amnesty International appelle les gouvernements et les entreprises à faire en sorte que les droits humains – notamment le droit à la liberté d’expression et d’association, ainsi que le droit à la vie privée – soient respectés et protégés.
Steve Ballinger a ajouté : « Internet représente une force pour les droits humains. Il permet la libre circulation des idées et des informations dans le monde entier.
« Mais certains gouvernements cherchent à restreindre cette liberté. Des personnes ont été enfermées simplement parce qu’elles avaient exprimé leurs opinions par courrier électronique ou sur un site web. Des sites et des blogs ont été fermés ; des pare-feux sont mis en place pour bloquer l’accès à l’information. Les entreprises ont limité les recherches sur Internet afin d’empêcher les utilisateurs d’accéder aux informations que des gouvernements répressifs veulent occulter.
« Certains pays et entreprises n’ont pas respecté, protégé ou promu le droit à la liberté d’expression et d’association, le droit à la vie privée, et les droits des défenseurs des droits humains. »
Yahoo !, par le biais de son partenaire chinois, Alibaba, a transmis aux autorités chinoises des informations confidentielles et personnelles concernant ses utilisateurs. Ces informations ont servi à condamner et à emprisonner des journalistes. Cette entreprise a également accepté de censurer ou de verrouiller certaines données. Microsoft a fermé le blog de Zhao Jing, un chercheur du New York Times basé à Pékin, à la demande du gouvernement chinois. Cette entreprise a également reconnu avoir obéi aux demandes des autorités chinoises, qui voulaient interdire aux utilisateurs des MSN Spaces l’emploi de certains termes. Pendant ce temps, Google lançait, pour le marché chinois, une version censurée de son moteur de recherche.
Amnesty International insiste également sur la situation des prisonniers d’opinion, qui sont incarcérés pour avoir exprimé pacifiquement leurs idées sur Internet.
Par l’intermédiaire de sa messagerie Yahoo, le journaliste chinois Shi Tao avait envoyé un courrier électronique à un site web situé aux États-Unis. Il y résumait une directive interne du gouvernement chinois destinée aux journalistes et concernant le traitement médiatique de l’anniversaire des événements de la place Tiananmen. Shi Tao a été condamné à dix ans d’emprisonnement pour avoir « divulgué des secrets d’État à l’étranger ». Yahoo ! avait fourni au gouvernement des informations qui ont servi à l’accusation.
En Tunisie, Mohammed Abbou, avocat et défenseur des droits humains, purge une peine de trois ans et demi d’emprisonnement, essentiellement pour avoir publié sur Internet des articles critiquant les autorités tunisiennes.
Le dissident vietnamien Truong Quoc Huy a été arrêté pour la première fois en octobre 2005 avec deux autres jeunes gens. Il avait participé à une discussion sur un site web consacré à la démocratie et aux droits humains. Il a été détenu au secret pendant neuf mois, puis relâché. Toutefois, le 18 août 2006, il a de nouveau été arrêté alors qu’il était connecté à une salle de discussion en ligne, dans un cybercafé de Ho Chi Minh-Ville. L’endroit où il se trouve reste inconnu et aucune accusation le concernant n’a été rendue publique.
Steve Ballinger a également déclaré : « Nous relayons au Forum sur la gouvernance d’Internet les voix de milliers de personnes qui partagent nos préoccupations et soutiennent la campagne irrepressible.info d’Amnesty International.
« Nous demandons aux gouvernements de libérer les prisonniers incarcérés pour avoir exprimé leur point de vue de façon pacifique sur Internet, et de mettre un terme à la censure injustifiée des sites et des recherches sur la Toile. »
L’organisation se félicite de profiter de l’IGF pour sensibiliser l’opinion à la problématique des droits humains et d’Internet.
Toujours selon Steve Ballinger : « Nous sommes très heureux de participer à l’IGF, et de prendre part à une démarche de protection des droits humains sur la Toile. À Athènes, Amnesty International veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur de tous les débats. »
Pour obtenir un exemplaire de l’Action urgente concernant Kianoosh Sanjari, veuillez consulter : http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE131212006 La déclaration d’Amnesty International destinée à l’IGF est disponible à l’adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/index/frapol300542006
Pour plus de détails sur la campagne d’Amnesty International relative à la liberté sur Internet, consultez : http://irrepressible.info
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
POL 30/055/2006
Ce vendredi 27 octobre, Amnesty International a lancé un « appel aux blogueurs » pour leur demander de défendre la liberté d’expression sur Internet. L’organisation affirme que les droits fondamentaux – notamment la liberté d’expression et la confidentialité des données – sont menacés par des gouvernements qui veulent contrôler ce que disent les citoyens, ainsi que les informations auxquelles ils accèdent.
L’appel a été lancé alors que se prépare le Forum sur la gouvernance d’Internet (IGF). Ce forum aura lieu à Athènes, du 30 octobre au 2 novembre, et portera sur l’avenir d’Internet. Amnesty International a publié une déclaration destinée à l’IGF le 27 octobre. Pendant le Forum, une délégation de l’organisation veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur des débats.
La déclaration d’Amnesty International coïncide également avec un appel urgent pour la défense d’un blogueur iranien arrêté ce même mois. Kianoosh Sanjari a été interpellé au début du mois d’octobre alors qu’il rassemblait des informations sur des affrontements entre les forces de sécurité et des sympathisants de l’ayatollah chiite Boroujerdi. Il est détenu au secret et Amnesty International craint qu’il ne soit victime de mauvais traitements, voire d’actes de torture. Kianoosh Sanjari se serait rendu au domicile de l’ayatollah Boroujerdi, à Téhéran, pour préparer un rapport sur les affrontements qui avaient lieu dans la capitale.
Selon Steve Ballinger, un membre de la délégation d’Amnesty International à l’ IGF : « La liberté d’expression en ligne est un droit, et non un privilège. Mais ce droit doit être défendu. Nous demandons aux blogueurs du monde entier de manifester leur solidarité avec les utilisateurs web qui peuvent, dans certains pays, être emprisonnés pour avoir simplement critiqué le gouvernement.
« Le Forum sur la gouvernance d’Internet doit savoir que la cybercommunauté est concernée par la liberté d’expression en ligne, et prête à défendre ce droit. »
Amnesty International appelle les gouvernements et les entreprises à faire en sorte que les droits humains – notamment le droit à la liberté d’expression et d’association, ainsi que le droit à la vie privée – soient respectés et protégés.
Steve Ballinger a ajouté : « Internet représente une force pour les droits humains. Il permet la libre circulation des idées et des informations dans le monde entier.
« Mais certains gouvernements cherchent à restreindre cette liberté. Des personnes ont été enfermées simplement parce qu’elles avaient exprimé leurs opinions par courrier électronique ou sur un site web. Des sites et des blogs ont été fermés ; des pare-feux sont mis en place pour bloquer l’accès à l’information. Les entreprises ont limité les recherches sur Internet afin d’empêcher les utilisateurs d’accéder aux informations que des gouvernements répressifs veulent occulter.
« Certains pays et entreprises n’ont pas respecté, protégé ou promu le droit à la liberté d’expression et d’association, le droit à la vie privée, et les droits des défenseurs des droits humains. »
Yahoo !, par le biais de son partenaire chinois, Alibaba, a transmis aux autorités chinoises des informations confidentielles et personnelles concernant ses utilisateurs. Ces informations ont servi à condamner et à emprisonner des journalistes. Cette entreprise a également accepté de censurer ou de verrouiller certaines données. Microsoft a fermé le blog de Zhao Jing, un chercheur du New York Times basé à Pékin, à la demande du gouvernement chinois. Cette entreprise a également reconnu avoir obéi aux demandes des autorités chinoises, qui voulaient interdire aux utilisateurs des MSN Spaces l’emploi de certains termes. Pendant ce temps, Google lançait, pour le marché chinois, une version censurée de son moteur de recherche.
Amnesty International insiste également sur la situation des prisonniers d’opinion, qui sont incarcérés pour avoir exprimé pacifiquement leurs idées sur Internet.
Par l’intermédiaire de sa messagerie Yahoo, le journaliste chinois Shi Tao avait envoyé un courrier électronique à un site web situé aux États-Unis. Il y résumait une directive interne du gouvernement chinois destinée aux journalistes et concernant le traitement médiatique de l’anniversaire des événements de la place Tiananmen. Shi Tao a été condamné à dix ans d’emprisonnement pour avoir « divulgué des secrets d’État à l’étranger ». Yahoo ! avait fourni au gouvernement des informations qui ont servi à l’accusation.
En Tunisie, Mohammed Abbou, avocat et défenseur des droits humains, purge une peine de trois ans et demi d’emprisonnement, essentiellement pour avoir publié sur Internet des articles critiquant les autorités tunisiennes.
Le dissident vietnamien Truong Quoc Huy a été arrêté pour la première fois en octobre 2005 avec deux autres jeunes gens. Il avait participé à une discussion sur un site web consacré à la démocratie et aux droits humains. Il a été détenu au secret pendant neuf mois, puis relâché. Toutefois, le 18 août 2006, il a de nouveau été arrêté alors qu’il était connecté à une salle de discussion en ligne, dans un cybercafé de Ho Chi Minh-Ville. L’endroit où il se trouve reste inconnu et aucune accusation le concernant n’a été rendue publique.
Steve Ballinger a également déclaré : « Nous relayons au Forum sur la gouvernance d’Internet les voix de milliers de personnes qui partagent nos préoccupations et soutiennent la campagne irrepressible.info d’Amnesty International.
« Nous demandons aux gouvernements de libérer les prisonniers incarcérés pour avoir exprimé leur point de vue de façon pacifique sur Internet, et de mettre un terme à la censure injustifiée des sites et des recherches sur la Toile. »
L’organisation se félicite de profiter de l’IGF pour sensibiliser l’opinion à la problématique des droits humains et d’Internet.
Toujours selon Steve Ballinger : « Nous sommes très heureux de participer à l’IGF, et de prendre part à une démarche de protection des droits humains sur la Toile. À Athènes, Amnesty International veillera à ce que les droits humains ne soient pas laissés de côté et restent au cœur de tous les débats. »
Pour obtenir un exemplaire de l’Action urgente concernant Kianoosh Sanjari, veuillez consulter : http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE131212006 La déclaration d’Amnesty International destinée à l’IGF est disponible à l’adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/index/frapol300542006
Pour plus de détails sur la campagne d’Amnesty International relative à la liberté sur Internet, consultez : http://irrepressible.info

Bannieres
- par trc328
le 25/05/2006 @ 11:42
Hello Desole pour les bannieres , j'ai eu un gros couic avec le site a cause d'elles et j'ai ete oblige de les oter....j'espere que vous ne m'en tiendrez pas rigueur cordialites
Hello Desole pour les bannieres , j'ai eu un gros couic avec le site a cause d'elles et j'ai ete oblige de les oter....j'espere que vous ne m'en tiendrez pas rigueur cordialites 
nouvelle
- par DANY
le 24/05/2006 @ 13:13
jean-claude j'ai aussi le skype connecté vers 18h30 14vc074 op jean dany. mes 73,51 je me suis inscri a trc au club
jean-claude j'ai aussi le skype connecté vers 18h30 14vc074 op jean dany. mes 73,51 je me suis inscri a trc au club 
MP3 : la fouille des cartables ?
- par LA LIBRE.be
le 24/03/2006 @ 08:00
Face à la montée en puissance du téléchargement par Internet d'oeuvres artistiques, faut-il suivre ceux qui estiment que l'acte de télécharger est un vol comparable à celui du vol d'un CD chez Virgin, développer les DRM (Digital Rights Management) et mettre parallèlement en place une législation dure ainsi que les moyens de la faire appliquer ? Ou faut-il considérer qu'Internet permet la démultiplication à l'infini d'oeuvres considérées comme des biens publics et qu'aucune loi ne devrait s'opposer à en avoir une libre jouissance, quitte à offrir en contrepartie un système de compensation? Il s'agit d'un débat très complexe : juristes, économistes et pouvoirs publics de divers pays ne sont pas encore parvenus à un consensus. Replaçons donc le débat dans une optique historique. Tous les progrès technologiques majeurs se sont accompagnés de la remise en cause des pouvoirs traditionnels: l'Internet -et les possibilités qu'il offre- en constitue un nouvel exemple. De même, l'invention de l'imprimerie de Johannes Gutenberg a détruit le monopole de l'Eglise et ses moines copistes sur les textes et leur diffusion. Cela permit la diffusion de la Bible et l'essor du protestantisme, mettant fin à l'hégémonie de l'Eglise en Europe. Et pourtant, à l'époque, la reproduction d'oeuvres sur une large échelle restait très coûteuse, le transport des oeuvres imprimées prenait encore des semaines et se faisait au profit d'une élite ultra-restreinte. Par comparaison, l'émergence du Peer-to-Peer, permettant de diffuser toute oeuvre numérisée gratuitement, quasi-instantanément et quelle que soit la distance, à un milliard d'êtres humains connectés, ne peut pas ne pas conduire à un bouleversement majeur du mode de gestion de la culture. Une fois posée cette perspective historique, on voit bien l'inanité de raisonner en termes légaux sur la base de la situation pré-Internet. A cet égard, l'arrière-gardisme n'est pas nouveau : on sait qu'après l'invention de Gutenberg, la République de Venise tenta par décret d'attribuer le monopole de l'impression des livres à l'imprimeur allemand Johannes von Speyer. Autre ironie, Gutenberg mourut ruiné à la suite d'un procès fait par les fabricants de presse à raisin pour le vol de l'idée de vis sans fin. Faut-il prendre des mesures coercitives du même acabit, sachant qu'à l'heure actuelle, rien ne permet de conclure quant à l'impact sur les ventes du téléchargement gratuit ? D'après une étude portant sur 2.755 musiciens américains, seuls 8 pc répondaient que le téléchargement avait nui à leurs ventes; 57 pc pensaient que cela n'avait pas eu d'impact et 35 pc pensaient que cela avait été bénéfique. La totalité d'entre eux s'accordaient sur l'absence d'impact négatif sur les passages en radio et la participation aux concerts, générateurs de revenus importants, et entre la moitié et les deux tiers reconnaissaient un impact positif. De plus, les biens vendus dans le commerce et ceux qu'on télécharge ne seront jamais parfaitement substituables : on s'imagine encore mal offrir 15 morceaux de MP 3 de Tino Rossi à sa belle-mère pour Noël. Enfin, il n'est pas sûr que les brevets et copyrights soient la seule solution sans laquelle la création se tarirait : comme pour la plupart des recherches fondamentales, il suffit que l'artiste souhaite simplement maximiser son impact pour des raisons non commerciales : la gloire ou le succès auprès des adolescentes. Et, comme pour la recherche, la notoriété peut et doit générer des revenus annexes: dans ce cas, il est moins utile de protéger les créations vis-à-vis des internautes que de renforcer les droits de diffusion dans les médias traditionnels (radio, TV, discothèques). Le noeud du problème est donc bien de produire de la complémentarité et de construire un nouveau modèle de diffusion culturelle où le service de base est gratuit et le profit se fait sur les produits dérivés, comme ailleurs sur Internet. Que certains artistes consacrés, proches des politiques, ne veuillent pas en entendre parler ne doit pas surprendre : personne ne voudrait abandonner une telle rente. Dernier point, le plus controversé mais peut-être le plus entendu dans la blogosphère: supposons qu'il existe une infime externalité culturelle, ou en termes plus romantiques que le monde serait meilleur si chacun pouvait avoir accès gratuitement à Mozart, Offenbach et Fritz Lang, alors les arguments d'efficacité plaident en faveur de la libéralisation massive de la diffusion des oeuvres artistiques. Les gouvernements pourraient innover au nom de l'exception culturelle en offrant à tout nouveau-né un disque dur de 160 Go des oeuvres artistiques majeures. A contrario, mettre en place les moyens de protéger les droits de propriété intellectuelle «à l'ancienne» est irréaliste par rapport aux libertés individuelles : le stock de musique gratuite est désormais tel que les échanges se font en dehors d'Internet, dans les cours de récréation et avec des disques durs amovibles. La police devra-t-elle alors fouiller les cartables? Cet article est sous copyright Telos-eu Agence intellectuelle © La Libre Belgique 2006
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Face à la montée en puissance du téléchargement par Internet d'oeuvres artistiques, faut-il suivre ceux qui estiment que l'acte de télécharger est un vol comparable à celui du vol d'un CD chez Virgin, développer les DRM (Digital Rights Management) et mettre parallèlement en place une législation dure ainsi que les moyens de la faire appliquer ? Ou faut-il considérer qu'Internet permet la démultiplication à l'infini d'oeuvres considérées comme des biens publics et qu'aucune loi ne devrait s'opposer à en avoir une libre jouissance, quitte à offrir en contrepartie un système de compensation? Il s'agit d'un débat très complexe : juristes, économistes et pouvoirs publics de divers pays ne sont pas encore parvenus à un consensus. Replaçons donc le débat dans une optique historique. Tous les progrès technologiques majeurs se sont accompagnés de la remise en cause des pouvoirs traditionnels: l'Internet -et les possibilités qu'il offre- en constitue un nouvel exemple. De même, l'invention de l'imprimerie de Johannes Gutenberg a détruit le monopole de l'Eglise et ses moines copistes sur les textes et leur diffusion. Cela permit la diffusion de la Bible et l'essor du protestantisme, mettant fin à l'hégémonie de l'Eglise en Europe. Et pourtant, à l'époque, la reproduction d'oeuvres sur une large échelle restait très coûteuse, le transport des oeuvres imprimées prenait encore des semaines et se faisait au profit d'une élite ultra-restreinte. Par comparaison, l'émergence du Peer-to-Peer, permettant de diffuser toute oeuvre numérisée gratuitement, quasi-instantanément et quelle que soit la distance, à un milliard d'êtres humains connectés, ne peut pas ne pas conduire à un bouleversement majeur du mode de gestion de la culture. Une fois posée cette perspective historique, on voit bien l'inanité de raisonner en termes légaux sur la base de la situation pré-Internet. A cet égard, l'arrière-gardisme n'est pas nouveau : on sait qu'après l'invention de Gutenberg, la République de Venise tenta par décret d'attribuer le monopole de l'impression des livres à l'imprimeur allemand Johannes von Speyer. Autre ironie, Gutenberg mourut ruiné à la suite d'un procès fait par les fabricants de presse à raisin pour le vol de l'idée de vis sans fin. Faut-il prendre des mesures coercitives du même acabit, sachant qu'à l'heure actuelle, rien ne permet de conclure quant à l'impact sur les ventes du téléchargement gratuit ? D'après une étude portant sur 2.755 musiciens américains, seuls 8 pc répondaient que le téléchargement avait nui à leurs ventes; 57 pc pensaient que cela n'avait pas eu d'impact et 35 pc pensaient que cela avait été bénéfique. La totalité d'entre eux s'accordaient sur l'absence d'impact négatif sur les passages en radio et la participation aux concerts, générateurs de revenus importants, et entre la moitié et les deux tiers reconnaissaient un impact positif. De plus, les biens vendus dans le commerce et ceux qu'on télécharge ne seront jamais parfaitement substituables : on s'imagine encore mal offrir 15 morceaux de MP 3 de Tino Rossi à sa belle-mère pour Noël. Enfin, il n'est pas sûr que les brevets et copyrights soient la seule solution sans laquelle la création se tarirait : comme pour la plupart des recherches fondamentales, il suffit que l'artiste souhaite simplement maximiser son impact pour des raisons non commerciales : la gloire ou le succès auprès des adolescentes. Et, comme pour la recherche, la notoriété peut et doit générer des revenus annexes: dans ce cas, il est moins utile de protéger les créations vis-à-vis des internautes que de renforcer les droits de diffusion dans les médias traditionnels (radio, TV, discothèques). Le noeud du problème est donc bien de produire de la complémentarité et de construire un nouveau modèle de diffusion culturelle où le service de base est gratuit et le profit se fait sur les produits dérivés, comme ailleurs sur Internet. Que certains artistes consacrés, proches des politiques, ne veuillent pas en entendre parler ne doit pas surprendre : personne ne voudrait abandonner une telle rente. Dernier point, le plus controversé mais peut-être le plus entendu dans la blogosphère: supposons qu'il existe une infime externalité culturelle, ou en termes plus romantiques que le monde serait meilleur si chacun pouvait avoir accès gratuitement à Mozart, Offenbach et Fritz Lang, alors les arguments d'efficacité plaident en faveur de la libéralisation massive de la diffusion des oeuvres artistiques. Les gouvernements pourraient innover au nom de l'exception culturelle en offrant à tout nouveau-né un disque dur de 160 Go des oeuvres artistiques majeures. A contrario, mettre en place les moyens de protéger les droits de propriété intellectuelle «à l'ancienne» est irréaliste par rapport aux libertés individuelles : le stock de musique gratuite est désormais tel que les échanges se font en dehors d'Internet, dans les cours de récréation et avec des disques durs amovibles. La police devra-t-elle alors fouiller les cartables? Cet article est sous copyright Telos-eu Agence intellectuelle © La Libre Belgique 2006

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| Note n°2 |
par Guillaume
le 29/08/2005 @ 13:45 | Salut vieux Brigan  Chose promise chose dué! je laisse donc un message. Je suis tres agréablement surpris et je pense que pas mal de monde de l'usine le serait tout autant, un super taf a été réalisé pour ce site, belle presentation, des animations sympas brefs félicitation a toi le papi de l'usine  Il se peut que je retourne me faire un peu les bras vers fin aout, rien de sur, mais dans tous les cas, te connaitre aura ete un reel plaisir monsieur jc. Cordialement Guillaume | |
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